Un bois livré sec peut reprendre l'humidité en quelques semaines s'il est mal stocké. Le stockage n'est pas qu'une question de place disponible : c'est ce qui garantit que votre bois brûlera aussi bien en février qu'au jour de la livraison.
Ne jamais stocker au sol
Première règle : couper tout contact direct avec le sol. L'humidité remonte par capillarité dans les bûches du bas, qui finissent par pourrir et perdre leur pouvoir calorifique. Une palette, des lambourdes ou un rack surélevé de quelques centimètres suffisent.
Un abri qui laisse circuler l'air
Le bois a besoin d'être protégé de la pluie tout en pouvant respirer. Un abri fermé sur trois côtés, avec un toit largement débordant et une façade ouverte ou à claire-voie, est la configuration idéale. À l'inverse, une bâche posée à même le tas emprisonne l'humidité ambiante et favorise les moisissures — à éviter absolument.
Bien orienter son tas de bois
Quand c'est possible, exposez la façade ouverte de votre abri au vent dominant et, idéalement, au sud. Le bois profite alors d'une circulation d'air naturelle qui accélère le séchage résiduel tout au long de l'hiver.
Un tas de bois bien construit fonctionne comme une petite cheminée d'air : le vent entre par le bas, ressort par le haut, et emporte l'humidité au passage.
Palette filmée ou vrac : deux approches
Nos palettes en filet peuvent être stockées telles quelles quelques semaines, le temps de les transférer dans votre rangement définitif. Pour du bois livré en vrac, prévoyez l'espace de stockage en amont : bâche uniquement sur le dessus du tas, jamais sur les côtés, et un espacement suffisant entre les rangées pour laisser l'air circuler.
